Un V10 de 8 litres, une boîte manuelle et presque aucune assistance à la conduite. La Chrysler Viper RT/10 incarne une époque où les sportives ne faisaient pas beaucoup de concessions. Nicolas possède son exemplaire depuis maintenant 22 ans. Une voiture au caractère bien trempé, dont il ne s’est jamais séparé.
Une Chrysler Viper RT/10 à l'histoire particulière
Commercialisée sous la marque Dodge aux États-Unis, la Viper a également été distribuée sous le nom Chrysler sur certains marchés européens. C’est le cas de l’exemplaire de Nicolas, datant de fin 1993.
Selon ses recherches, elle ferait partie des vingt premières Viper importées en France par Chrysler pour promouvoir le modèle. Elle aurait également été exposée au Mondial de l’Automobile de Paris en 1994, une information qui reste à confirmer.
Avant son acquisition, la voiture était utilisée comme véhicule de démonstration par Oreca, alors installé au Castellet. Nicolas l’a rachetée il y a 22 ans et ne s’en est jamais séparé.
Un V10 de 8 litres et un caractère bien trempé
Présentée en 1992, la Viper RT/10 de première génération associe un V10 atmosphérique de 8 litres à une boîte manuelle à six rapports et une transmission aux roues arrière. Avec environ 400 chevaux dans sa configuration américaine et aucune assistance électronique à la conduite, elle demande une attention permanente.
« Elle a une âme. Elle est vivante, ça vibre, ça tremble, ça fait du bruit. »
C’est précisément ce que Nicolas apprécie. Une mécanique brute, des sensations directes et un comportement qui ne pardonne pas facilement les erreurs.
Avec humour, il l’a même longtemps surnommée « l’ex-femme » :
« Elle coûte cher et elle cherche à te tuer. »
Une formule qui résume assez bien son tempérament, mais aussi l’attachement que Nicolas lui porte.
22 ans de souvenirs au volant de la Viper
En deux décennies, la Chrysler a accompagné Nicolas dans plusieurs moments importants de sa vie, notamment son mariage. Faire repartir la mariée dans un roadster de 400 chevaux, avec une coiffure préparée pendant des heures, n’était d’ailleurs pas la meilleure idée pour la préserver !
Autre souvenir mémorable : un retour de rassemblement Viper à Genève. Parti en juin sans le toit ni les vitres amovibles, Nicolas s’est retrouvé sous une pluie diluvienne sur l’autoroute.
« Je roulais à 80 derrière les camions pour être protégé par leur remorque. Et les voitures qui me doublaient se foutaient littéralement de ma gueule ! »
Une voiture qu'il ne remplacera pas
Ford Mustang de 1968, Chevrolet Corvette C6 LS3, Jaguar XKR Cabriolet… Plusieurs sportives ont partagé son garage, mais aucune n’a remplacé la Viper.
« J’ai beaucoup changé mes secondes voitures, mais jamais celle-là. »
Malgré son confort rudimentaire, son comportement exigeant et ses contraintes d’utilisation, Nicolas continue de la conduire dès que la météo le permet. Il a même refusé plusieurs offres d’achat.
« Ce n’est pas la plus sportive, ce n’est pas la plus puissante, ce n’est pas la plus rapide… Mais elle est vivante. »
Et après 22 ans, le plaisir est toujours intact.
« C’est la morsure du serpent que j’ai depuis 22 ans maintenant. Toujours. »
Chez Overdrive Automobile, près d’Aix-en-Provence, nous partageons cette passion pour les automobiles de caractère.
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Chaque voiture a son histoire, et nous mettons notre savoir-faire au service de ceux qui souhaitent la faire durer.
Découvrez l’interview de Nicolas en vidéo !
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